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Point d'intérét touristique

La maison Solà- Morales

  • La maison Solà- Morales
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Description

En 1870, la famille Solà Morales quittait la maison familiale de Batet et déménageait à la maison Firal, actuellement rue de Miquel Blay au numéro 38-40. Les nouveaux habitants confièrent la restauration et la décoration à l'italien Francesco Barilli. Ce dernier, connu sous le surnom de Britlli, réussit la reconstruction d'une maison typique de style baroque rural et populaire en l'adaptant aux constructions seigneuriales urbaines. Cent trente deux ans après, en 1913, un membre de la même famille, Joaquim Solà Morales, chargea l'architecte barcelonais Lluis Domènech Montaner d'effectuer les travaux de réforme du bâtiment.Celui-ci proposa d'intégrer les motifs rococos du XVIIIème siècle, notamment la façade de Britlli, aux nouvelles formes modernistes. C'est ainsi que des éléments significatifs restent intacts et s'intègrent aux nouveaux comme la grande baie vitrée du rez-de-chaussée, la tribune, la loggia supérieure et le grand avant toit. Le reste de la demeure conservera les structures anciennes. Elles se compléteront par une remarquable galerie couverte d'une sablière. La nouvelle ouverture du rez-de-chaussée fut divisée par deux colonnes et deux sculptures féminines (cariatides grecques), œuvre d'Eusebi Arnau. Ces deux sculptures sont très proches de celles réalisées par le même artiste pour la maison Morera, à Barcelone.À l'arrière de la maison, face au jardin, l'architecte barcelonais ajouta une galerie décorée de céramique de Pujol i Bausis, des carreaux en ciment pour le revêtement dEscofet i Fortuny, et des vitraux de Rigalt et Granell. L'ensemble est une réforme pleinement réussie et une synthèse équilibrée entre ancien et contemporain.Il faut souligner également que le 16 mars 1874, soit environ quarante ans avant les travaux modernistes, cette maison accueillit le discours du général carliste Francesc Savalls. L'allocution, après les félicitations aux soldats et à Dieu pour l'aide apportée, se termina par une revendication des fors et des libertés de la Catalogne. Le discours se clôtura sur ces mots : « Rompez les files et engendrez des carlistes ».